« L’empreinte de l’ange »

Levez les yeux et vous apercevrez un pignon dont les briques recouvertes à la feuille d’or surplombent le quartier commerçant. Ce mur n’a pas été réparé, l’or agi ainsi comme un révélateur de chaque trace se trouvant dans la terre cuite : fissures, déformations, manquement, éclats,…que ce soit de par son histoire ou de par sa cuisson, pratiquement aucune brique ne s’est révélée …disons conforme.

C’est le jeu de la lumière sur l’or qui révèle ce qui était pourtant invisible tout en cachant son propre support, sorte de pudeur de la matière qui se révèle.  

C’est la pause de l’or qui, de loin, rend flamboyant un vieux mur dont personne ne se souciait. 

 

L’or c’est autant l’esprit que la richesse. Ce projet traite des questions de mémoire et d’oubli, de richesse et de précarité, de silence et d’invisibilité.

Tel un écho à ces réalités, des empreintes digitales ont été poussées dans la mixtion. Des empreintes d’anonymes, d’invisibles. L’or révèle ainsi une sorte d’histoire partagée, entre briques et humains oubliés.

Vision poétique et métaphorique de la valeur absolue de chaque être humain, ce projet a tout naturellement été l’occasion d’ateliers / discussions avec le mouvement LST, mouvement pour qui les notions développées dans « l’empreinte de l’ange » s’ancrent très concrètement dans la vie de ses membres. De ces ateliers/discussions est né le projet « Empreintes dans la ville », sorte de prolongation ou de résonance dans la ville de Namur. L’ « empreinte de l’ange » est une œuvre financée par les entreprises mécènes du collectif Namosa de Prométhéa